ÉDITO Cette fois, c’est officiellement plié. Le Salon de Genève est mort. Les organisateurs viennent eux-mêmes d’en publier l’avis de décès, tout en demandant aux autorités suisses la dissolution de leur structure. Feindre la surprise serait grandement exagéré. En ressortant de l’exposition rachitique de février 2024, bien des journalistes étaient persuadés d’avoir assisté à la dernière représentation du Salon suisse. Nous en étions infiniment tristes. Parmi les grands Salons internationaux, Genève était sans doute le plus varié, riche de diversité, sans ostentation. Il y avait un “esprit” Genève, élégant, passionné, humain. Tout cela nous manquera, comme cela manquera aux visiteurs. Pourtant, à l’issue de l’édition de cette année, les organisateurs s’étaient voulus rassurants. Selon eux, il ne fallait pas se focaliser sur les faiblesses de ce Salon de la relance,…