LE CŒUR A SES RAISONS
Vous n’avez pas pu échapper à la petite phrase présidentielle, lors de l’interview télévisée du 25 septembre : “(en France) on aime la bagnole, et moi je l’adore !” Passons sur l’usage du mot bagnole, désuet et légèrement péjoratif. Mais sur le fond, la déclaration d’amour du président de la République n’est pas si anecdotique. Depuis des décennies, les médias grand public ou les discours de personnalités politiques renvoient l’image d’une France devenue sinon autophobe, du moins auto-honteuse. Dans la bouche de leaders d’opinion, animés d’intentions probablement louables (mais l’enfer et ses pavés…), nous serions sommés d’abandonner, pour notre bien et celui de la planète, cette lubie archaïque qu’est l’automobile pour nous préoccuper de mobilité, évidemment décarbonée, douce, collective, apaisée, partagée… Dans tous ces discours,…