ÉDITO En ces temps de réseaux sociaux hautement inflammables, les experts autoproclamés de tout sont prompts à lancer des jugements définitifs. Et, de surcroît, à proposer leurs analyses mûrement ficelées sur un coin de table. Où je veux en venir ? Aux pseudo-études des performances des constructeurs sur l’année 2022, nourries par une avalanche de bilans annuels. J’ai déjà eu l’occasion d’écrire ici que le volume de ventes, en tant qu’indicateur de bonne santé d’un constructeur, devait être pris avec beaucoup de réserves ces derniers temps. La première raison, c’est qu’après des années de course aux volumes, bien des constructeurs en sont revenus pour se focaliser sur leur rentabilité. Ce n’est pas sot, même si cela a des conséquences en termes d’empreinte industrielle, donc d’emploi.
La deuxième raison de se…