L’après-guerre, en France, a été pauvre en voitures légendaires. Sans doute, notre pays a su créer d’ingénieuses machines populaires. Mais pour le rêve, le panache, on était prié de regarder ailleurs, vers l’Italie, l’Angleterre, les États-Unis, l’Allemagne même. Dans les livres d’histoire, outre l’inévitable 2CV, que retient-on au chapitre France pour ces années 50 et 60 ? La Citroën DS et la Berlinette Alpine A110. Par une singulière coïncidence, ces deux mythes faisaient l’actualité du Salon de Genève 2017.
On y convoquait l’Histoire pour tenter de sortir la production française de ce ventre mou du milieu de gamme. La renaissance d’Alpine, tant attendue, tant de fois annoncée puis ajournée, nous offre enfin une sportive tricolore crédible. Son dessin, référence explicite à la glorieuse ancêtre, son patronyme identique montrent que l’on…