À peine digérée l’annonce d’un possible rachat d’Opel par PSA qu’une autre action en cours était révélée : l’acquisition du groupe malaisien Proton. Est-ce bien du même groupe PSA, annoncé en quasi-faillite fin 2013, dont on parle aujourd’hui ? Après la double recapitalisation par le chinois Dongfeng et l’État français, il a subi un drastique plan d’économies. Mais pas seulement. Carlos Tavares, son P.-D.G., lui a également appliqué une stratégie claire. S’il y a bien eu du sang et des larmes, un contrôle serré des dépenses, des réductions d’effectifs, une rationalisation des gammes, cela s’est accompagné de vraies perspectives de développement. Les sacrifices ont été mis au service d’un redéploiement qui commence à se concrétiser : montée en gamme de Peugeot et de DS, clarification du positionnement de Citroën, focalisation…