Avec la renaissance d’Alpine, Renault ose enfin sortir de sa zone de confort! Ce n’est pas une découverte récente. La France est absente du haut de gamme depuis la Seconde Guerre mondiale. On peut identifier quelques coupables. Le fameux plan Pons, dans les années 40, qui s’est mis en tête d’administrer la production automobile française à la manière soviétique. Adieu, donc, Delahaye, Delage, Hotchkiss, Salmson, Talbot ou Bugatti. Mais il n’est pas le seul responsable de leur disparition. Ces marques vieillissantes manquaient de capitaux et de débouchés internationaux. L’aventure Facel Vega, à la fin des années 50, ranime brièvement la flamme. La crise de Suez, une assise financière insuffisante et un moteur raté referment cette belle parenthèse en à peine dix ans.
À l’issue des trente glorieuses revient le désir…