Je ne suis pas le dernier à me lamenter sur l’électrification forcée de l’automobile. Même si les problèmes environnementaux doivent évidemment être traités vigoureusement, la perspective quasi unique de la voiture électrique ressemble à une marche à l’abîme, aveugle aux contraintes de l’infrastructure, de l’industrie, autant qu’aux attentes (et aux moyens financiers) des clients. L’autre effet pervers bien connu de cette révolution, c’est le risque d’offrir un boulevard aux constructeurs chinois, en faisant table rase de l’expérience et du savoir-faire accumulés pendant plus d’un siècle par les fleurons de l’industrie automobile européenne. Pourtant, comme le dessine notre dossier de cette quinzaine, elle offre également une opportunité intéressante aux constructeurs français. Oh, je sais : parler de constructeur français devient de plus en plus compliqué, voire impropre, tant les origines des…