Dans les allées du Salon de Francfort où les constructeurs allemands ont impressionné, qui aurait pu prédire ce séisme ? Volkswagen pouvait y célébrer tout à la fois sa position de premier constructeur mondial, son titre de champion de rallye, une vision globale de l’industrie automobile solide, fondée, responsable, et des résultats financiers tout aussi étayés. Jusqu’à la terrible découverte, ce fameux petit logiciel tricheur. Toute la presse s’est emparée de l’événement, dans un emballement incroyable. Avec un effet de tsunami dévastateur. Sur le groupe Volkswagen, évidemment.
On a mesuré les conséquences immédiates sur la capitalisation boursière de VW.
Et par la démission inévitable de Martin Winterkorn. Dans les deux cas, le coup est rude et partiellement injuste. D’une part, parce que le groupe allemand a construit sa puissance sur…