Depuis quelques mois, après une décennie explosive, la croissance du marché automobile chinois est en berne. Pire, certaines marques occidentales, et notamment les françaises, y sont à la peine. Euphémisme poli. Pour fixer les idées, sans même parler de courbes de croissance désespérément plongeantes, regardons les volumes: 262000 ventes pour tout le groupe PSA en 2018, sur un marché à 22,4 millions de voitures. Environ 1% du marché donc, soit un acteur aussi marginal là-bas que, au hasard, Infiniti en France. Pour le groupe Renault, on en était à 217000 véhicules, en comptant les utilitaires légers d’une coentreprise locale. Encore pire. Bien sûr, à l’échelle de nos deux champions français, ces chiffres restent conséquents. Mais clairement, l’idée d’un eldorado magique, qui absorbe chaque année toujours plus de voitures et fait…