Personne n’aurait pu prédire la mort de Sergio Marchionne. A priori, sa succession était pourtant préparée, puisque ses mandats à la tête du groupe FCA allaient prendre fin. La disparition de la Punto était plus prévisible. Son âge, le niveau de ses ventes, la destinaient à une retraite méritée. Ce qui surprend dans son cas, c’est l’absence de succession. Une berline de segment B, concurrente des Clio, C3 ou Fiesta, semble aujourd’hui encore indispensable dans le portefeuille d’un constructeur généraliste. Mais Fiat est-il encore un constructeur généraliste ? Sa gamme s’est réduite comme peau de chagrin, accrochée à la silhouette miraculeuse de la 500. Voilà qui incite à faire le bilan des années Marchionne, personnage paradoxal, faussement accessible, à la fois bonhomme et antipathique, aussi génial dans les montages financiers…