On fait difficilement plus sympathique que Guylaine Tanguay. D’un naturel désarmant, la Jeannoise à la chevelure blonde incendiaire répond sans détour à toutes nos questions. Avec son accent chantant – qu’elle n’a pas perdu malgré les années passées loin de sa région natale –, elle aborde sans pudeur son parcours parfois sinueux, où se sont succédé bons coups et décisions moins heureuses. Châtelaine l’a rencontrée dans un café, au bord du canal de Lachine, à Montréal.
D’où te vient cet amour du country ?
Toute mon enfance, à Girardville, j’ai baigné dans le country. Chez nous, on en écoutait et on en chantait beaucoup. Ma mère aimait ça et mon père, un trucker, était fou du country américain. À sept ans, je chantais dans les festivals westerns et les concours…
