Dans les années 1960-1970, nos parents roulaient en 404, R16 ou Ami 6. Comme tous les passionnés d’automobiles, mon père aurait certainement aimé avoir une voiture sportive. Mais ce coupé qui détournait ses yeux, ce cabriolet qui le séduisait, cette berline ensorcelée qui l’attirait, restaient des rêves inaccessibles pour de nombreuses raisons. Pécuniaires évidemment, professionnelles assurément et pratiques certainement. Être chargé de famille l’obligeait à rouler dans une familiale pouvant accueillir ses deux enfants et les bagages pour partir en week-end ou en vacances. Pourtant, comme nous aurions aimé qu’il nous attende à la sortie de l’école au volant d’une MGB rouge ou d’une R8 Gordini bleue. Nous aurions été jusqu’à nous comprimer et à nous tasser à l’arrière d’un coupé Alfa Romeo ou d’une Porsche pour ressentir le bonheur…