Fin 2007, lorsque l’inédit dispositif du bonus/malus écologique était encore sur le pas de tir, le principe était clair : c’était celui – que l’on qualifiera d’acceptable – des vases communicants, “le produit de la taxe [étant] affecté au Fonds d’aide à l’acquisition des véhicules propres”. Las, l’équilibre ne dura pas longtemps : le bonus coûtant rapidement plus cher que le malus, le premier devint progressivement moins généreux, tandis que le second n’en finit pas de hausser le ton. En l’espace de vingt ans (2008-2028), il devrait passer de 2 600 € maximum à… 100 000 € et plus. L’âge de la (dé)raison, en somme. Tout ça, bien sûr, au nom de la Sainte Transition Ecologique. Ainsi, de 161 g/km de CO2 initialement, le seuil de déclenchement du malus n’a…