Porphyromonas gingivalis, l’agent pathogène de la gingivite et parodontite chronique, est connu pour être un facteur de risque d’Alzheimer, et pourrait provoquer l’inflammation cérébrale, compatible avec une infection qu’on observe chez les malades. Très récemment, des chercheurs américains de l’université de Louisville ont identifié sa présence dans le cerveau de sujets Alzheimer, ainsi que celle d’enzymes appelées gingipaïnes, sécrétées par la bactérie. De plus, l’infection de la bouche de souris par la bactérie entraine la colonisation de leur cerveau et une augmentation de la protéine Aß formant les plaques amyloïdes. Enfin, les gengipaïnes qui sont neurotoxiques, ont un effet délétère sur les protéines tau indispensables au transfert d’information d’un neurone à l’autre. Pour contrer cette neurotoxicité, les chercheurs ont créé des petites molécules qui inhibent spécifiquement les gingipaïnes. Avec pour…
