En juin 1967, je viens d’être reçu au bac. Mes parents sont contents. Moi aussi. Je me suis inscrit, pour la rentrée universitaire, à la fac des sciences, ce qui me donne trois mois de liberté. J’ai enfin du temps pour aller voir, visiter, explorer, photographier le dépôt annexe de Corbeil, à 12 km de chez moi, à Draveil. J’irai 20 fois à vélo à Corbeil tout au long de l’été. Je n’ai pas comptabilisé les visites des années suivantes, mais les cheminots ont fait preuve avec moi d’autant de patience que de gentillesse. Au printemps 1968, j’hérite du vieux Solex de mon père. Après l’avoir décalaminé, ce cyclomoteur me permet de suivre la vallée de l’Essonne sans fatigue jusqu’à Mennecy, la Ferté-Alais… pour photographier les trains en ligne. C’est…