Faire un journal, c’est un peu faire de la musique. De chambre, d’orchestre, parfois d’opéra. Chacun doit défendre sa partition, jouer juste, être en rythme et, surtout, écouter pour mieux s’entendre. Le « par cœur » sera un atout précieux et le respect mutuel la base d’un travail en bonne intelligence, et, qui sait, d’une interprétation réussie. Chacun, apportant sa pierre à l’édifice, donnera le meilleur de lui-même, sans renier sa personnalité ni ses divergences, et sa petite musique se fondra dans le grand tout qu’il aime et qui l’anime. En dépit des surprises, des désaccords, des coups de théâtre et de quelques sorties de route qui, paradoxalement, ont toujours renforcé le magazine, ce schéma idéal est, bon an mal an, celui que j’ai toujours eu la joie de connaître…
