En 2008, avec Les Noces de Figaro, vous avez entamé à Lille une trilogie Da Ponte poursuivie en 2017 avec Cosí fan tutte. Pourquoi avoir tant attendu avant d’aborder Don Giovanni?
En tant que claveciniste, j’ai participé à plusieurs productions de Don Giovanni, mais c’est la première fois que je dirige l’œuvre. Si l’occasion s’était présentée, je l’aurais fait avant. En 2004, pour sa réouverture après travaux, l’Opéra de Lille avait présenté Don Giovanni dans la mise en scène de David McVicar. Le théâtre ne proposant que trois ou quatre productions par saison, il a fallu attendre deux décennies pour que ce titre revienne à l’affiche. C’est aussi un beau cadeau que me fait Caroline Sonrier, pour fêter vingt ans de compagnonnage, en me conviant à ouvrir la saison du…