Vêtu d’une marinière « made in France » qui aurait fait la fierté d’un de nos anciens ministres, il agite ses longs bras au-dessus de sa partition comme s’il dirigeait un orchestre. Mais Martin Sauer est seul dans sa cabine et n’a en face de lui qu’un écran de contrôle et une paire d’enceintes. À quelques dizaines de mètres, Isabelle Faust (violon, à g.), Jean-Guihen Queyras (violoncelle, à dr.) et Alexander Melnikov (piano, au centre) enregistrent le premier mouvement « Sehr lebhaft » (très animé) du Trio n°2 en fa majeur op. 80 de Robert Schumann. « Mesure 280, ne faites pas d’accent. Sinon, musicalement c’était vraiment très bien », commente en anglais, dans son micro, le directeur artistique.
Si, depuis son poste de travail, il peut profiter de la…