Le 12 février, Xavier Darcos a été reçu à l’Académie française. Selon l’usage, il a fait l’éloge de son prédécesseur, Pierre-Jean Rémy, puis Jean-Loup Dabadie a prononcé le discours d’accueil, chacun maniant les mots avec verve, profondeur, légèreté, sensibilité aussi. Et je pensais, en écoutant ces deux hommes, qu’ils représentaient ce qui manque le plus à notre société : le goût. Plus que tous les débats théoriques, c’est ici la ligne de fracture entre ceux qui courent après la nouveauté pour la nouveauté, comme des feuilles emportées par le vent de la mode, et ceux qui ont à coeur de faire en sorte que le respect, la nuance, le patrimoine puissent être préservés – fût-ce, bien évidemment, à évoluer, se transformer, vivre.
Dans notre domaine, la musique, on assiste aussi…
