Le débutant
Pierre Boulez est né « dans une toute petite ville de province », à Montbrison, dans la Loire, en 1925. Lorsqu’il choisit de se consacrer à la musique, pendant la Seconde Guerre mondiale, le futur directeur de l’Ircam fait le deuil d’une carrière scientifique. « À 17 ans, explique-t-il, je me suis retrouvé maître de mon destin. » Il monte à Paris, étudie vite et bien, passant une année seulement, en 1944, dans la célèbre classe d’harmonie d’Olivier Messiaen, au Conservatoire. Il écrit ses premières œuvres. En 1946, il gagne sa vie en jouant des ondes Martenot aux Folies Bergère quand Jean-Louis Barrault lui propose de rejoindre sa compagnie théâtrale pour diriger la musique de scène. Boulez n’a aucune expérience de la direction d’orchestre, mais il apprend sur…
