La finale affiche complet et les places se revendent à prix d’or au marché noir. L’atmosphère du concours Chopin s’empare de la ville, au point d’en éclipser les élections législatives.
« Le prestige du concours persiste grâce à cet engouement qui vient de l’intérieur. Tout le pays est engagé », observe Akiko Ebi, qui siège dans le jury aux côtés de Martha Argerich, Garrick Ohlsson, Yundi, Dang Thai Son, Nelson Goerner ou encore Katarzyna Popowa-Zydron.
Le Sud-Coréen Seong-Jin Cho ouvre le bal avec le Concerto n° 1 de Chopin. Son jeu est solide et plein d’esprit. L’interprétation du Croate Aljosa Jurinic, au toucher puissant, voire agressif, contraste avec les partis pris de la pianiste japonaise Aimi Kobayashi, dont la sensibilité frôle parfois la sensiblerie. L’Américaine Kate Liu lui succède dans…
