Durant cette période de fêtes, j’ai usé et abusé du ténor, je l’avoue. Quand d’autres exagèrent avec le foie gras, je n’y suis pas allé d’oreille morte sur le ténor. Parce qu’un magnifique chanteur est apparu, Benjamin Bernheim, je me suis goinfré de répertoire romantique, de Gounod à Massenet en passant par Verdi, puis, dans la mesure où l’appétit vient en mangeant, j’ai réécouté à foison les enregistrements de Georges Thill ou de Roberto Alagna, modèles absolus, ce qui m’amena, pour le plaisir, à retourner vers Caruso, Pavarotti, Domingo ou Villazón.
En quelle condition finis-je cette cure? Émerveillé par le génie humain. Car la voix de ténor, si elle s’appuie sur la nature, témoigne surtout de notre inventivité et de notre opiniâtreté : nous avons créé artificiellement un instrument dans…
