Il n’y a pas que Berlioz dans la vie ! Si notre monument national écrase un peu tout sur son passage en ce début d’année, on peut, avec une loupe et quelques efforts, apercevoir un autre anniversaire, plus discret, moins symbolique, mais sacrément essentiel : celui des 210 ans de la mort de notre cher Joseph Haydn. Un « presque bicentenaire », donc. Mais, fût-il décédé en 1819, il est à parier que la célébration ne capterait pas davantage l’attention. Car la musique de Haydn n’attire désespérément pas la lumière. Son image reste celle d’un compositeur pour mélomanes avertis, à qui le grand public fera toujours la sourde oreille, lui préférant Mozart, qui l’éclipsa, puis Beethoven, qui le relégua encore davantage dans l’ombre. Comme si – rien à faire !…
