La France lui doit quelques-uns de ses plus grands triomphes, Carmen de Bizet et le Boléro de Ravel. Au début du xixe siècle, l’Espagne était encore considérée comme une contrée inhospitalière et un Orient rêvé, à l’exotisme bon marché. Mais on commença à la visiter et à découvrir ses richesses (sa peinture), à l’accueillir (ses danseurs), à l’admirer comme résistante à l’invasion napoléonienne. Les romantiques se plairont à frissonner auprès de ses gitans, contrebandiers et autres bohémiens, héros d’une liberté nouvelle. Dans un parcours chronologique très détaillé, richement documenté et argumenté (nombreuses notes de bas de page,mais,hélas, absence de bibliographie), Marie Christine Vila décrit, dans un style aussi clair que précis, cette fascination progressive et durable qu’exerça l’Espagne sur son voisin. Des mélodies de Monpou et des opéras de Puget,…
