Bien que douce dans le film réalisé en 1963 par Billy Wilder, Irma, version 2017, laissera le souvenir douloureux d’un ouragan dévastateur ayant, en quelques heures seulement, quasiment rayé de la surface du globe deux îles paradisiaques françaises de la mer des Caraïbes. Au-delà de ces images de désolation proprement sidérantes, ce sont les conséquences immédiates de ce cataclysme qui me laissent pantois. Il aura suffi d’un coup de vent, certes d’une intensité exceptionnelle, pour qu’instantanément l’homme retourne à l’âge de pierre. Plus d’électricité ni de téléphone, plus d’autorité ni d’administration, et voilà que des hordes hagardes pillent, volent, détroussent, dévalisent, saccagent, ajoutant l’anarchie au chaos, substituant la loi du plus fort, rarement la meilleure, aux règles élémentaires de la vie en société organisée. Situation tellement critique qu’avant même d’acheminer…