Il y a l’intemporel. Ce qui ne lasse pas. Dure. Se bonifie avec le temps. Bordeaux, c’est une allure. Une démarche empreinte d’élégance naturelle qui confine à la race. Une apparence dont on rêve, jusqu’au bout du monde. Des moments de paroxysme aussi parfois, de sève, qui feraient rougir les mascarons des belles façades de pierre blonde qui les cachent.
Sur le papier, donc, tout ne peut qu’aller bien. Pourtant, les fêlures, les failles sont là. De plus en plus voyantes, de plus en plus béantes. Bordeaux, ce sont des stocks, gigantesques, deux ans de production dit-on, au point que l’on se demande où sera logée la vendange 2023. L’an dernier, dans une situation semblable, certaines wineries australiennes avaient laissé le raisin sur pied. Ici, on parle d’arrachage, de distillation,…