Chaque matin, le même rituel: Aladdin Charni se rend à Rungis, le grand marché alimentaire du sud parisien. Pas pour y acheter des produits, mais pour y “faire les poubelles”. “En fait, on récupère les invendus.” Aladdin, 32 ans, est freegan. Dit autrement: il consomme principalement ce qui est gratuit et “végane”, et monte des réseaux d’entraide destinés à faciliter cette pratique pour celles et ceux qui souhaitent, comme lui, dénoncer le gaspillage alimentaire. Un mouvement qui existe depuis la nuit des temps, selon Aladdin: “Ma mère nous nourrissait déjà en récupérant les restes du supermarché où elle travaillait”, se souvient-il. Dans la droite lignée des glaneurs du Moyen Âge, l’aspect collaboratif en plus. Afin de partager son mode de vie tout en sensibilisant les citoyens, Aladdin a bénéficié de…
