Un jour qu’un proche lui recommandait une certaine prudence dans son action, Emmanuel Macron répliqua : « Si j’avais raisonné ainsi, je n’aurais pas le cul dans le siège du Général. » Ça, c’est dit. Au palais de l’Elysée, l’ombre de Gaulle n’est jamais loin. Dans la bibliothèque, c’est un tableau de Nicolas de Staël qui, naguère, décorait les appartements privés de Georges Pompidou que le chef de l’Etat a accroché.
Bienvenue au club, le petit club très fermé des occupants de la fonction suprême. Depuis son élection, Emmanuel Macron, cet homme sans passé, sans histoire avec le pays, sans cadavre présidentiel dans le placard (à l’exception d’un, qui bouge encore et, pis, qui n’arrête pas de parler), dorlote, comme le font si souvent les Américains, ses prédécesseurs, s’inscrit dans…