Rythme d’examen des demandes d’asile, renforcement de la rétention, révision à la baisse de la couverture santé accordée aux étrangers… A l’Assemblée nationale le 7 octobre, puis au Sénat, le 9, le débat voulu par le gouvernement sur l’immigration devait porter, pour l’essentiel, sur des enjeux franco-français (voir ci-contre). Logique, l’exercice a été conçu par Emmanuel Macron comme une manière de prendre date pour la présidentielle de 2022. Paradoxalement, la question du contrôle des frontières européennes ne semble pas prioritaire, alors même qu’une nouvelle crise menace à la frontière gréco-turque. Depuis le début de l’année, la Grèce est, de loin, le premier pays d’entrée de l’immigration irrégulière en Europe. Près de 43 000 personnes, essentiellement des Afghans et des Syriens, ont emprunté cette route depuis la Turquie. Soit 59 %…