Elle aurait pu devenir ingénieur en physique-optique, sa première formation. Cécile Preziosa a finalement opté pour l’apprentissage du tournage traditionnel en Alsace, sa région d’origine. En 2013, elle ouvre son atelier au bout d’un chemin bucolique du Perche. C’est là que, peu à peu, elle apprivoise cet art ardu. « Il faut des années de pratique pour maîtriser le tournage, obtenir une régularité parfaite, la beauté de la finesse. » Pétrie puis centrée, au millimètre, sur le tour, la terre à grès prend forme, sèche jusqu’à une « consistance cuir », afin que la mirette puisse la tournasser (l’affiner), sèche encore plusieurs jours avant de cuire une première fois à 1 000 °C. Vient ensuite l’étape de la teinture, mélange de minéraux et d’oxydes naturels (ni plomb ni cadmium), le…