Robert Arnoux sculpte l’être humain dans sa vie intime et son lien avec la nature. Formé au dessin d’après modèle vivant à l’atelier Pierre Soulages de Charenton, puis à la géologie, émerveillé par Fra Angelico et Turner, l’élève croque des silhouettes en trois traits, s’initie à la peinture à la fresque, cherche la lumière davantage que la couleur. C’est alors qu’il découvre la sculpture, le dialogue entre forme et matière, recouvrant ses moulages d’un mélange de chaux, poudre de marbre et terres naturelles qui puisse résister au gel. Plus tard, il y ajoutera minéraux, feuillages, phosphorescences. Et surgissent, taillés d’un seul bloc, d’étranges personnages longilignes, épurés à l’extrême, esquisses primitives à tête ronde. Deux détails viennent troubler leur surface lisse : des scarifications creusées ici et là, blessures infligées par…
