Moins enregistrées que les Pins, les Fontaines comptent une soixantaine de versions, très prisées des orchestres anglo-saxons, boudées par Amsterdam, Berlin et Vienne. On dénichera d’abord l’enregistrement sur piano à rouleaux par Respighi et Alfredo Casella (1925) pour avoir une idée du tempo giusto.
En mono, Coates (LSO, Koch, 1927) tronçonne l’oeuvre en quatre, suivi de Molajoli (Milan, Columbia, 1928), précaire et daté ; Barbirolli (New York, Sony, 1939), direct et sans emphase ; Krauss (Wiener, Dreamlife, 1945), très lent, la veille de l’entrée des chars soviétiques dans Vienne ; Monteux (Standard Symphony, Music & Arts, 1946), tout sourire et soleil ; De Sabata (Santa Cecilia, Naxos, 1947), initiant des zones d’ombre reprises par Cantelli en concert (Boston, Urania, 1954), proche du Martyre de saint Sébastien ; Quadri (Opéra de…
