Troupier il avait été, débutant à Aix-la-Chapelle en 1961 et à Bayreuth en 1967 en modeste Chevalier du Graal. Mais Fafner, Marke pour Carlos Kleiber puis Pogner suivraient. Salzbourg aurait dès 1970 ses Mozart : Sarastro, Osmin et le Baron Ochs aussi (Le Chevalier à la rose), de 1978 à 1984, pour Karajan. Il était désormais, avec Martti Talvela, la meilleure basse du moment. Rolf Liebermann, qui l’avait pris en troupe à Hambourg, se devait de l’inviter à Paris. Il y chanta 101 fois, de son Antonio des Noces inaugurales à ses incarnations majeures : Osmin, irrésistible, et Sarastro pour Böhm, le Commandeur, Fafner, Hunding noirs pour Solti, des Gurnemanz et Padre Guardiano irradiants – un bel cantiste chez Wagner, un géant chez Verdi – puis, plus tard, son indispensable…
