âJe me sens dĂ©butante. Ă 46 ans, câest pas malâ Avec ses lunettes sur le bout du nez, assure-telle, personne ne la reconnaĂźt et on est prĂȘt Ă la croire : une paire de jeans un peu lĂąches, des Ugg aux pieds, le tout surmontĂ© dâun pull informe, non, vraiment, au dĂ©bottĂ©, elle ne ressemble pas Ă grand-chose, Isabelle CarrĂ©. De Niro, câest pareil : dans la rue, il nâest quâun petit bonhomme sans le moindre charisme, quasi transparent. Câest sans doute cet aspect toile vierge qui lui permet dâĂȘtre nâimporte quoi Ă lâĂ©cran. Isabelle CarrĂ© idem : pharmacienne hystĂ©rique, monteen-lâair glamour, chocolatiĂšre timorĂ©e ou Ă©rotomane, elle est capable de tout interprĂ©ter. Mais De Niro, lui, ne possĂšde pas le sourire le plus dĂ©sarmant qui soit. Celui dâIsabelle. Celui quiâŠ
