Pas un seul mot à son endroit. Durant la campagne, Vladimir Poutine avait joué l’indifférence presque impolie face à l’inattendu candidat Macron. Optant pour François Fillon, accueillant au Kremlin à bras ouverts Marine Le Pen.
Cette rencontre à Versailles, le 29 mai, là même où Pierre Le Grand s’était rendu trois cents ans auparavant, revêt une importance majeure, rompant symboliquement avec cette cordiale mésentente depuis l’annexion de la Crimée, puis la crise syrienne. Une épreuve-test pour le président français, qui fait ses premières armes sur la scène mondiale.
Au lendemain de son élection, on l’a vu, heureux, fouler d’un pas leste le tapis rouge berlinois, face au Reichstag, avec une chancelière conquise. Emmanuel Macron respecte cette femme, la plus puissante du monde, qui impose son tempo à ses voisins, ses…