La jeunesse de notre nouveau président, cette minceur de traits que l’épreuve de la politique n’a pas eu le temps d’épaissir, cela déjà renouvelle la représentation de notre pays, nous donne envie d’y croire. D’autant que, en attendant les législatives, on n’a plus vraiment le choix. Ce qui ne change pas, en revanche, c’est, dès l’annonce de l’avènement du jeune élu, la procession télévisuelle des professionnels de la désillusion, raminagrobis accourus à la soupe alors qu’on aurait tant espéré ne plus avoir à les entendre et à les voir pendant, allez, quelques semaines. Ici Christian Estrosi, là le matois François Bayrou ou Rachida Dati, plus loin Manuel Valls, Bruno Le Maire et tant d’autres, hier adversaires, avant-hier ricaneurs face à l’ambition de cet arrogant sorti de nulle part. Et aujourd’hui,…