L’abstention, dimanche, s’annonce élevée et le niveau d’hésitation (près d’un tiers du corps électoral) inédit pour ce type de scrutin. Habituellement, les électeurs se pressent dans les bureaux de vote pour la présidentielle. Cette fois-ci, à quelques jours du jour J, seuls 68 % des inscrits se disent «›certains d’aller voter›», selon l’Ifop. En 2012, ils étaient plus de 80›%. En 2007, à peu près autant. Exception notoire, l’élection de 2002, où plus de 28% des électeurs avaient boudé les urnes, favorisant, selon certains, la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour. Aujourd’hui, la cuvée 2017 est jugée «›déplorable›» par un électeur sur deux.
Aux abstentionnistes traditionnels s’ajoutent cette année les indécis, dont un grand nombre disent «›ne plus se reconnaître dans le clivage traditionnel gauche-droite›», explique un analyste…