Le pire n’est jamais certain, sauf peut-être dans cette campagne électorale calamiteuse. À chaque jour son lot de – mauvaises – surprises : candidats convoqués par les juges avec possible mise en examen, remise en cause de l’indépendance de la justice et de la presse, ralliements incongrus, coups bas, magouilles, concours d’ego, propositions inaudibles... Jamais sous la Ve République une bataille pour la présidentielle n’aura autant divisé et désespéré les Français, au point que beaucoup pourraient envisager d’aller... aux champignons, le 23 avril. Vu de l’étranger, le spectacle affligeant offert par la classe politique hexagonale reste tout aussi incompréhensible. Sidérant. Comme l’écrit le quotidien italien Corriere della Sera: « L’élection présidentielle française se situe quelque part entre un roman de Balzac et une série télé : un peu Comédie humaine,…