Comme tout le monde, enfin comme beaucoup, j’ai regardé jeudi 2 février l’étonnante confession de Penelope Fillon, filmée à Paris en 2007 par une journaliste anglaise et diffusée par «›Envoyé spécial›». Voilà une femme qui, davantage qu’à une délinquante, m’a fait penser à une fleur fanée, fatiguée d’avoir, sa vie durant, dû passer pour l’épouse modèle, discrète, souriante et muette. J’ai vu une femme blessée d’avoir été prise pour une bobonne et une potiche. Émouvant exercice d’autoflagellation ou de lucidité, stupéfiant moment de sincérité. Si, comme la fille d’Icarios, Penelope Fillon admet finalement une vie morne, à attendre que son époux rentre, que ses enfants voient en elle autre chose qu’une simple mère, si Penelope Fillon est capable de ce courage, alors pourquoi mentirait-elle sur le reste. Quand elle déclare…