On les a bannis dans les années 1950 et voilà qu’ils reviennent: les hybrides résistants. Accusés hier de faire du mauvais jaja, voire d’empoisonner le consommateur, ils se présentent aujourd’hui blancs comme neige, plus verts que bio, pour sauver la viticulture malade. Du temps du grandpère, ils s’appelaient noah, clinton ou isabelle, créés pour surmonter le phylloxéra avant de tomber en disgrâce. Au XXIe siècle, les bronner, pinotin, monarch, soreli, floréal résistent aussi, mais au mildiou, à l’oïdium ou à l’esca. Demain, peut-être, au black-rot et à la flavescence dorée.
Avec eux, plus besoin de traitements: l’observatoire national Oscar, qui suit 23 variétés, constate une baisse de 87 % du recours aux produits phytosanitaires. La viticulture consomme 20 % des fongicides, insecticides, herbicides et autres, pour 3 % de la…