Il y a cinq pierres posées sur la table, comme la matière qu’un sculpteur emploierait pour faire ses statuettes. Jean Dirler les caresse, c’est avec elles qu’il fait ses vins, c’est d’elles que se nourrissent ses vignes: “Celle-là vient du Kitterlé, en français le ‘petit monsieur’, le grand cru sur les terrasses de grès, de graviers, de quartz. Nous avons là nos rieslings, nos gewurztraminers. La pierre rose vient du Kessler, le ‘chaudron’ avec sa Heisse Wanne, la ‘cuvette chaude’, l’autre grand cru qui suit l’arc de cercle du Kitterlé. Les pinots gris, des gewurztraminers et puis nos sylvaners vivent là sur du grès rose. La jaune vient du Saering, l’‘anneau de mer’, lui aussi grand cru, d’autres rieslings sont là avec des muscats…” Un silence, puis la voix douce,…
