« Un jour, les femmes mèneront la Côte », avait prédit Georges. Ses filles revendiquent des vins de terroir et non des vins de femmes… Elles travaillent à quatre mains et parlent à deux voix. Marie-Christine, l’aînée, la blonde, et Marie-Andrée, la brune, sa cadette de neuf ans, forment un duo soudé, harmonieux. À la naissance de la deuxième, en 1968, tous les amis furent catastrophés pour leur père, sans héritier. Pas lui: “Un jour, les femmes mèneront la Côte”, prédisait-il. À Vosne-Romanée, rue des Communes, entourant la maison Mugneret-Gibourg, trois autres domaines sont tenus par des dames. Et l’histoire se répète: les deux sœurs ont chacune deux filles… Depuis qu’elles ont pris la succession de Georges, décédé prématurément en 1988, à 59 ans, jamais elles n’ont souhaité s’impliquer dans…
