Ce fut d’abord la croisade de quelques-uns, des entêtés du terroir, des avant-gardistes de la bulle, des obsédés de l’excellence. Sans le savoir - ou bien le devinaient-ils? -, ils défrichaient pour tous les autres, plantaient les racines d’une nouvelle exigence et formaient dans leurs rangs et leurs caves les futures pousses de la viticulture champenoise.
La génération qui arrivait aux commandes des modestes maisons familiales, longtemps simples fournisseurs de raisins pour le négoce, se prit donc à rêver à une nouvelle expression, à une redistribution des cartes de la Champagne. Cuvée après cuvée, ces vignerons en herbe ont donné la parole à la terre, accompagnant la nature sans la brusquer, écoutant, humant, décelant derrière chaque brin de vie une parcelle, une identité, un esprit, une substance.
Biodynamistes ou simples…