Ton vin a un problème”, osa dire Dominique Lafon (des Comtes Lafon, à Meursault) à la plus grande signature bourguignonne, avec qui il était attablé chez Alain Chapel. “Il a un goût de trop peu.” Soixante-douze ares exactement: la taille de son Cros Parantoux, qui le révéla au monde en 1978. Henri Jayer, figure tutélaire de la côte de Nuits, ne possédait qu’une poignée d’hectares, pas même son fameux Richebourg, loué à la famille Méo-Camuzet. Pourtant, son héritage est immense. Pas tant ses fabuleuses vignes à Vosne et Échézeaux, travaillées aujourd’hui par son chanceux de neveu Emmanuel Rouget, que son testament spirituel, offert sans droits d’auteur, libre comme sa parole amoureuse et intarissable, à toute une génération de disciples: Dominique Lafon, Christophe Roumier à Chambolle-Musigny, Denis Mortet, Philippe Charlopin et…
