Les Rencontres de la photographie d’Arles 2025 s’annoncent comme une douce marée, une traversée du visible où se mêlent mémoires du monde et visions de demain. À Serra, quartier populaire de Belo Horizonte, les photographes João Mendes et Afonso Pimenta ont saisi l’âme d’un peuple. Leurs portraits, rassemblés dans le livre Retratistas do Morro, restituent avec tendresse gestes du quotidien, regards dignes et présences suspendues, sur plus de 250 000 négatifs. L’expo « Futurs Ancestraux », en résonance, tisse une autre trame, celle de récits décoloniaux, d’archives réinventées à l’aide de collage et d’Intelligence artificielle, où les visages oubliés et martyrisés d’hier, en particulier des communautés afro-brésiliennes, indigènes et LGBTQIA+, deviennent prophètes d’un présent réenchanté.
À l’espace Monoprix, Julie Joubert explore avec poésie et justesse la Légion étrangère, microcosme de…
