Paris, à la fin des années 1930. Tard dans la nuit, les taxis Renault Vivaquatre, dans leur livrée rouge et noire, ronronnent du côté de la rue du Vert-bois, coincée entre Arts et Métiers et la place de la République. De la porte du numéro 32 s’échappent quelques élégantes, des messieurs aux joues rougies, dans des effluves de parfum Caron et de cigarettes Naja, sur fond de froufrous griffés Lanvin et Maggy Rouff. Les panamas sont fichés sur les caboches, les portes claquent, les voitures démarrent, direction les beaux quartiers de l’Ouest – à moins que l’on n’aille danser, encore un peu, du côté du Bœuf sur le Toit ou avaler un sidecar dans un bar américain vers Opéra.
Paris, en ce début d’été, est encore une fête, et ces…
