La scène, tout le monde en conviendra, est hautement cinématographique. Au cœur d’un immeuble de Mayfair, en plein centre de Londres, ils sont plusieurs dizaines assis, qui devant un ordinateur, qui devant un établi. Murs blancs, outillage mécanique, imprimante 3D, machine à graver au laser, dessins techniques collés au mur et, par ci, par là, quelques photos de jeunes enfants punaisées au-dessus du poste de travail. Le casting ? Un drôle de mélange d’hommes, certains tatoués jusqu’au cou, au profil de footballeur, d’autres à la silhouette mince, tout droit sortis d’un film de Tim Burton. Quelques femmes aussi, à qui il ne semble pas trop falloir en compter. L’ambiance est concentrée, silencieuse – elles et ils sont nombreux à porter des earpods, pluggés dans leur oreilles. Les fenêtres, rares, sont…
