Il n’existe pas d’école de balisticien qui délivre un diplôme. La formation se passe par apprentissages successifs des différentes connaissances indispensables, qui débouchent, après un processus de plus de trois ans, sur une habilitation officielle à réaliser un type d’expertise précis.
Tout au long de leur vie, les balisticiens confirmés forment des jeunes et continuent à apprendre. Le champ des connaissances nécessaires est vaste: les armes et leurs mécanismes, bien sûr, mais aussi maths, calcul balistique, physique, chimie, médecine, droit, criminalistique, identité judiciaire (photos, traces et indices).
« Nous n’avons pas vocation à être armuriers, ni tireurs sportifs ou tireurs d’élite, explique Lakdar Attar. Ce qui nous intéresse c’est la trajectoire, la trajectographie, les empreintes balistiques. Les bases sont dispensées par des centres de formation de la police, puis les…