Présente-t-on encore Capri ? Cette « femme en bonnet rose », comme la décrivait Maïakovski, cette île-fleur, si facile car petite à explorer, si aisée à rejoindre depuis Naples ou Sorrente, où tout fut déployé, dès l’Antiquité romaine, pour procurer du plaisir. Une île pourtant double, presque schizophrène. Vertigineusement escarpée et hostile d’un côté, plate et douce de l’autre. Une île mondaine, aussi exposée que secrète, qui voit débarquer des hordes de touristes, avides de côtoyer vite et pour pas trop cher les beautiful people, ceux qui arrivent en hélicoptère, comme Diego Della Valle, patron de Tod’s, ou Luca Cordero Di Montezemolo, celui de Ferrari. D’un côté, des glaces dégoulinantes, de l’autre, Marguerite Yourcenar, Graham Greene, Gustave Doré, Jean-Paul Sartre ou John Grisham…
«Je connais l’autre Saint-Tropez. Il existe encore.…
