“Je parle fort et avec mes mots à moi, peu importe qui y a autour. Je suis maçon, hein, pas acteur. ” Dans ce bar tranquille d’une grande artère niçoise, Ivano S. enchaîne les cafés et les roulées sans baisser le rythme, parle avec les mains, se lève puis se rassoit. Veste en cuir sur le dos, petit anneau à l’oreille et foulard fluo ; un homme qui sait se faire entendre. Pourtant, Ivano est en arrêt maladie depuis plus de deux mois. Il a bien essayé de retourner sur les chantiers, pour penser à autre chose. Mais il n’y arrive plus. Sa fille Andrea, 28 ans, a disparu depuis septembre 2014. Volatilisée avec ses deux enfants et son mari O., mais aussi la mère de ce dernier, ses sœurs…
